Visite de HONF au Nicelab

Venzha Christiawan de la Fondation HONF et Argha Mahendra du HONFablab, Jogyakarta, Indonésie ont profité de leur passage à La Fabulerie à Marseille pour faire un petit détour pour visiter le Nicelab. Ils en ont profité pour nous présenter leurs activités en tant que Fablab ainsi qu’un petit bilan de Transformaking dont le Nicelab était coorganisateur.

Pour en savoir un petit peu plus nous vous invitons à regarder l’interview de Venzha réalisée par Benoît Lahoz  pour le compte d’Alphabetville :

AlpesVertes.org, le projet de cartographie du Nicelab est ouvert

logo_alpesvertesNous venons d’ouvrir Alpesvertes.org , un service d’Annuaire Participatif des Initiatives Écologiques et Solidaires dans les Alpes Maritimes, que nous préparons depuis mai 2015. Ce service utilise uniquement du logiciel libre, et notamment la cartographie OpenStreetMap, et le moteur de gestion de contenu Chimère.Le service est pour l’instant financé par nous-mêmes et l’association POM’Ecolo, en attendant de devenir financé par un bouton de don sur le site. L’inauguration du service a eu lieu durant Alternatiba 06 à , le 17 octobre 2015

 

Un atelier et deux conférences du Nicelab à la médiathèque de Contes

La médiathèque de Contes a invité le Nicelab à donner un atelier et deux conférences dans le cadre de l’exposition Turing.CQx74tZWsAAHIdV

L’atelier a accueilli une dizaine de personnes pour une initiation à la création d’un objet 3D virtuel, puis son impression dans la foulée sur l’imprimante 3D autoproduite du Nicelab. Les pdf des conférences sont disponibles ici: une présentation sur les Logiciels libres, Materiels Libres, Ressources libres,  (14mo) et une présentation sur le pouvoir tentaculaire de Facebook (5mo).

Visite de l’Electrolab à Nanterre

Electrolab_01Ce mois d’août je suis allé visiter l’Electrolab, le hackerspace de Nanterre. Ce hackerspace de près de 1500 m2 est situé au 52 rue Paul Lescop (Arrêt Nanterre-Ville du RER A) et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est impressionnant. J’ai été accueilli chaleureusement par Eléonor et les membres présent qui m’ont fait visiter les immenses locaux qu’ils qu’ils ont remis en état et aménagé ces dernières années.

J’ai donc bavé devant, un espace dédié à la fonderie, une collection de tours à métaux, un distributeur automatique d’Arduinos et de capteurs, des machines à commande numérique en veux tu en voilà, une cuve à vide faite maison, des ateliers soudure, couture… En discutant avec les membres j’ai même appris qu’ils avaient récupéré un chromatographe à phase gazeuse et un séquenceur d’ADN ! Je ne compte pas les monceaux de matériel de récupération qui s’entassaient, étiquetés et inventoriés dans les rayonnages.

Un des aspect intéressant du modèle économique de l’Electrolab, c’est leur système de box-entreprises ou ils hébergent des entreprises amies,  membres à part entière du lab, qui disposent d’un espace privatif et de l’accès à l’ensemble du lab en échange d’un loyer. Pour le moment deux entreprises : Immersive Robotics et Risebox, qui conçoivent respectivement des robots de télé-présence, et  un système d’aquaponie pour faire pousser du bio chez soi.

En résumé, un hackerspace immense ou nous vous conseillons d’aller si vous passez, ou vivez, en région parisienne.

 

Nicelab 3.0 / une nouvelle ère pour le lab

Avant de parler des envies de cette rentrée, voici un petit retour en arrière sur l’historique du lab.

Le projet d’un fablab & hackerspace à Nice est né vers 2007, durant nos collaborations avec le /tmp/lab ( premier hackerspace en France vers 2005-2006) lorsque je m’occupais du Craslab. En 2008, de retour à Nice, nous avons commencé, sans trop de succès, à rassembler une communauté sur la Côte. Nous avons ouvert le nom de domaine et la liste de diffusion Nicelab.org fin 2009, au moment où j’organisais Estive Numérique dans le Mercantour.  De ce jour, la liste de diffusion du lab a commencé à rassembler quelques personnes, et nous nous sommes réunis dans des bistrots de la ville pour rêver d’un vrai hackerspace et fablab à Nice. En 2011, nous avons trouvé notre premier local au Museaav, place Garibaldi, d’où nous sommes partis lorsque la mairie a racheté les locaux. Bertrand Lecervoisier y a lancé les premiers travaux de réalisation d’une imprimante 3D sous licence libre, une Reprap Rostock, qui fonctionne parfaitement depuis et fonctionne déjà dans nos nouveaux locaux. Marc Forner, président, et Bertrand, trésorier, ont fondé l’association loi 1901 Nicelab. Après une éclipse dans les caves du boulevard Gambetta, jusqu’à ce début d’été, nous avons enfin trouvé un local qui nous permette de mettre en place toute sortes de projets. Un vrai laboratoire ouvert. A deux pas de la gare de Riquier, dans les oliviers.jardin_nicelab3.0

Au cours de ces années, nous avons orienté le lab exclusivement sur les projets sous licence libre : logiciel libre, matériel libre, ressources libres.

De par notre histoire personnelle et nos préférences culturelles, nous avons une sensibilité plus affinée sur certains domaines, comme l’environnement, l’énergie, la culture, la recherche, le territoire local, les transports, le recyclage, la santé, le partage des ressources, (et d’autres thématiques encore ) avec une envie d’en faire la marque de fabrique du lab. Nous participons au mouvement Transformaking avec, entre autres, des fablabs Hollandais, Indiens et Indonésiens, dans lequel nous essayons d’impulser des projets directement en relation avec les crises en cours: climat, énergie, société, alimentation, ressources, décroissance, etc.

Nos envies pour le Nicelab 3.0 sont multiples. Nous devons à la fois, chacun, réaliser nos projets personnels ou collectifs qui nous tiennent le plus à cœur, à la fois construire un modèle économique pour le lab, et à la fois construire une communauté ouverte et communicante qui nous assure une vibration constante de nouvelles énergies sur ces Alpes Maritimes, plutôt sinistrées en matière d’environnement et de citoyenneté, et quasi aveugles et sourdes en matière d’ouverture sur les problématiques nouvelles du monde.

Au programme:

  • des formations à bas coût sur des matériels, des logiciels, des usages liés aux cultures du DIY ( faites le vous-même)
  • des présentations et conférences sur des sujets essentiels dans une société ultra-numérisée, mais autiste
  • des rencontres avec d’autres acteurs et fabriqueurs du changement  dans le monde
  • des événements culturels, conviviaux et festifs
  • des participations au tissu technologique, pédagogique et culturel local

Nous discuterons bientôt collectivement de ce programme de rentrée, avec ceux qui veulent bien s’impliquer, dans des perspectives tout à fait positives et créatives !

Bienvenue au lab 3.0 !