Ça n’aura, je l’espère, échappé à personne, hier a eu lieu le vernissage de l’exposition préparée avec amour depuis plusieurs semaines. À titre personnel, et je ne pense pas avoir une opinion radicalement différente des autres organisateurs, je suis particulièrement satisfait de la soirée. Nous étions environ 75 (selon les organisateurs, 4 selon la police), et l’expo a beaucoup plu. Un petit film était diffusé en boucle dans la salle noire, relatant l’histoire des jeux vidéos, et la grotte (qui abrite réellement l’expo) n’a pas désempli de curieux, mitraillant de photos les machines de leur jeunesse. Les gens se rendaient ensuite dans la salle du lab, où était allumée la borne d’arcade et un Space Invaders sur Amiga, qui a beaucoup fait parler de lui. Le passage dans cette salle a également été l’occasion pour beaucoup de se renseigner sur le Nicelab, d’un œil intéressé. Aucune des questions qu’on m’a posé n’a trahi une incompréhension du terme de make, en tout cas.
Faute d’organisation, le buffet a d’ailleurs été proprement bidouillé par les participants, car tout le monde s’est servi du vin qui était censé être payant. Mais c’est un peu notre faute, personne ne s’occupait du service. On fera preuve d’optimisme en constatant malgré tout que le concept du DIY a bien été saisi
Aux alentours de 18-19h, lorsque les visiteurs ont commencé à s’éparpiller, les gens se sont concentrés dans le lab, et les choses sérieuses ont pu commencer : Yann avait ramené un peu de matos doté de la formidable capacité à émettre des bruits, moi-même j’avais dans l’idée de bricoler une déco de noël (quand on vous parle de laboratoire ouvert !)… une poignée de gus, dont certains passaient pour la première fois les portes, s’est donc réunie autour de la table et a commencé à bricoler en parallèle sur les 2 idées : d’un côté, de la soudure de fils de cuivre pour obtenir la structure de la décoration, de l’autre des tests sur une « dictée parlante » dont les entrailles avaient été mises à nu, et ce pour tenter de moduler les sons produits (la base du circuit blending).
Enfin, pour être tout à fait honnête, je dois avouer que cet atelier a débuté en… partie de pendu sur ce même appareil, comme quoi nous sommes tous de grands enfants !
La machine ayant eu une fâcheuse tendance à gagner, elle s’est donc vite retrouvée en morceaux, ce qui a permis de prendre notre revanche sur elle, par le biais de divers court-circuits amusants ayant eu pour résultat de ralentir la voix électronique. C’est un début, et, utilisé avec d’autres appareils qui auront à leur tour subi le supplice du tournevis (ou du marteau, si c’est moi qui m’en occupe), il est fort probable qu’on parvienne rapidement à produire des sons qui sauront exaspérer les présents
De l’autre côté, on aura simplement eu l’occasion de constater que la panne de mon fer à souder est naze, et que le fil de cuivre prend mal à la soudure. Le résultat actuel est donc loin d’être impressionnant, mais ça devrait rapidement être corrigé. Par exemple ce soir, car le lab est exceptionnellement ouvert aujourd’hui jusqu’à 20h.
Pour en revenir à l’exposition et à son vernissage, je suis encore une fois ravi qu’elle ait eu du succès, et j’espère encore y voir beaucoup de monde. Il se pourrait d’ailleurs que d’autres évènements soient organisés en rapport avec ces vieilles machines. Jusqu’à, qui sait, une grande exposition annuelle de retro computers ? En attendant, je vous remercie à nouveau d’être venus, et d’avoir partagé ce moment avec nous.









